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30 jours pour livrer un site internet, c’est possible !

Nicolas Feschotte - Responsable Digital
Nicolas F.
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access_time4 min.

30 jours pour une mettre en place un webdesign, des contenus et de la technique.
80 pages d’établissements réparties sur 21 départements, une identité de marque à installer, et une seule étape de validation pour livrer amapa-ohsmose.fr, découvrez comment nous avons réussi à relever le défi !

Une échéance non négociable

Suite à une décision judiciaire un acteur du secteur médico-social cesse toute activité. L’OHS de Lorraine, structure plus petite, reprend le flambeau et créé l’entité AMAPA OHSMOSE pour reprendre l’activité et les équipes. Ce sont plusieurs milliers de nouveaux collaborateurs angoissés dans un contexte de crise qu’il faut gérer.
On pense évidemment à la continuité des soins, des contrats, des salaires. 4500 contrats et fiches de paies. Le site web arrive loin dans la liste. Pourtant, à la date décidée par le tribunal tout disparaît en même temps : les coordonnées de chaque établissement, les pages recrutement, les points d’entrée pour les familles et les usagers. Un site n’est pas un support de communication dans ce contexte : c’est la preuve que la structure existe encore, c’est la porte d’entrée digitale à toute nouvelle demande.
Trente jours pas un de plus avant que l’existant ne disparaisse.

La vraie contrainte n’était pas technique

Le doute était humain. Une petite structure peut-elle absorber, en un mois, ce qu’une grande organisation avait mis des années à construire ? Les équipes reprises n’y croyaient pas. C’est une donnée de projet au même titre qu’un budget : quand personne n’y croit, chaque semaine sans preuve visible coûte de la confiance.

Cinq décisions qui ont permis d’y arriver en 30 jours

1. Une seule étape de validation

Un projet web classique consomme l’essentiel de son temps en allers-retours. Nous avons proposé un dispositif à une seule instance de validation tout en itérant simultanément sur le design et le développement et l’intégration de contenus.
9 jours après le brief, la direction était cadrée et les 21 jours suivants ont été consacrés à la production.
Sans conséquence sur la qualité, nous avons supprimé simplement les temps morts entre chaque étape. Le client a fait preuve de confiance, et ce dès notre première réponse au brief.

2. Exploiter le contenu existant comme matière première

Partir de zéro ça donne le vertige alors nous avons repris les contenus du site historique et les avons intégrés directement.
La migration a été semi-automatisée : scripts pour l’extraction et le formatage en masse, usage de l’IA pour la normalisation et la mise au format des contenus hétérogènes, reprise manuelle pour tout ce qui demandait un arbitrage fin. Des contenus disponibles même s’ils sont imparfaits, c’est encore un gain de temps pour le projet.

3. Industrialiser, automatiser ce qui se ressemble et ce qui ne se ressemble pas !

80 pages d’établissements sur 21 départements, ce n’est pas 80 pages : c’est un gabarit et un jeu de données. Pas si simple, chaque établissement disposait de données normées et structurées mais aussi d’informations supplémentaires.
Il fallait créer une structure de page sur-mesure, elle même alimentée par des données normalisées (adresse, coordonnées, type de service, périmètre d’intervention) et non normalisées.
Nous avons alors mobilisé notre expertise en automatisation pour les logiciels métiers que nous développons et notre pilotage expert de l’IA.

4. Découper, répartir, itérer

Mobilisation générale ! C’est à dire des cinq talents de l’équipe digitale avec chacun strictement sa spécialité. Audrey au design, Théo au développement et à l’intégration, Ugo et Julien sur la cartographie et l’import semi-automatique, Nicolas pour tenir le fil.
Un périmètre contraint pour chacun, une coordination souple, et des décisions prises par ceux qui produisent. C’est ce qui a permis :

  • d’itérer sans passer par des réunions lourdes,
  • de traiter un problème le jour où il apparaît.

5. Assumer le périmètre défini

30 jours ne suffisent pas à tout faire.… Mais suffisent pour faire le nécessaire qui peut bloquer une mise en ligne. Le reste a été identifié, listé, et volontairement reporté :

  • l’optimisation UX et de la navigation ;
  • les optimisations techniques et le travail SEO de fond ;
  • l’affinage des données d’établissement, dont les grilles tarifaires ;
  • les ajustements esthétiques et de mise en forme ;
  • toute liaison API avec les solutions métier.

Cette liste n’est pas signe d’incapacité mais un plan pour avancer. Avec un périmètre défini, reporté et assumé, cela ne coûte “rien”, dans le cas inverse on parle de délais, de rallonge budgétaire, de friction, d’incompréhension.

Est-ce que c’est mieux ?

« Faire mieux avec moins » n’est pas un slogan d’austérité. C’est une discipline : partir des contraintes, réduire le nombre de décisions, simplifier sans perdre de substance, capitaliser sur l’existant, industrialiser / automatiser ce qui se répète, et concentrer l’effort là où il créé de la valeur.
Dans le cadre de ce projet, « moins » signifiait moins de temps, nous avons alors ré-équilibré la demande avec un besoin de moins d’intervenants chez le client et moins d’étapes de validation.
« Mieux », c’est donc un site en ligne à la date prévue, une identité installée, et des milliers de collaborateurs qui ont pu montrer à leurs familles et à leurs usagers que la structure tenait debout.
amapa-ohsmose.fr est en ligne depuis le 30 avril 2026, et nous sommes très fiers d’avoir relevé ce défi !